Casablanca

 Malgré son nom mythique, bien peu de touriste s'aventurent à Casablanca. La capitale économique du pays ne possède, a priori, aucun de ces monuments qui charment le visiteur. Elle semble trop moderne, trop bourdonnante.
Symbole du Maroc actuel, c' est ici que s'écrit une partie de l'avenir du royaume. Mais ce rôle de métropole du futur, Casablanca l'a toujours eu. Dans les années vingt , la ville blanche fut un formidable laboratoire d'urbanisme. Elle garde de cette époque l'un des plus beaux ensembles d'architecture Art déco que l'on puisse découvrir. Il suffit de lever les yeux pour apercevoir une coupole ornée de frises, ou un jeu aérien de colonnades. Dans le centre, le quartier d'Anfa, sur la corniche ou dans la médina des Habbous, la ville témoigne de ces rêves d'architectes.
Casablanca, ville consumériste entre toutes, s'est ornée de par la volonté de son roi d'un phare pour les croyant. La mosquée Hassan II, conçue par un architecte français, ne laisse la présence par la taille qu'à la Mecque, mais le raffinement de son intérieur la place au tout premier rang des grandes réalisations du monde musulman.
Découvrir Casablanca.
les promenades
1-le centre ville. les amateur d'architecture Art déco y découvriront l'un des plus beaux ensembles des années 20. La médina, qui constitue la fin de cette promenade, présente peu d'intérêt et l'ambiance n'y est pas toujours très plaisante.
2-la corniche. Apres la visite de la mosquée Hassan II, on découvrira le coté balnéaire de la ville avec ses cafés au bord de l'océan, ainsi que l'étrange marabout de Sidi Abd er Rahman avant de revenir par Anfa, le quartier résidentiel.
3-vers le quartier des Habous. Cette promenade vers un quartier créé de toutes pièces dans les années 20 séduira les amateurs d'architecture et d'urbanisme.
Vivre Casablanca.
Casablanca est bruyante. A peine le feu est il au vert que toutes les voitures klaxonnent. La circulation y est d'ailleurs particulièrement dangereuse. Mais Casablanca est aussi une ville moderne et dynamique fort éloignée des clichés traditionnels du Maroc.
Casablanca mode d'emploi.
le centre, qui d'articule autour des places Mohammed V et des Nations unies, se visite à pied. Les autres promenades nécessitent l'utilisation d'un véhicule. Automobilistes et piétons, méfiez-vous de la circulation. On évitera, par exemple, les démarrages intempestifs aux feux verts, un feu rouge étant loin de vous prémunir d'un bus arrivant à toute vitesse.
Programme.
Un jour peut suffire pour avoir un bon aperçu de la ville. Mais les amateurs d'architecture y passeront avec plaisir un jour de plus.
1er jour. La matinée sera consacrée à la visite du centre ville puis de la mosquée Hasan II . On se rendra ensuite à la corniche ( Ain Daib), où l'on pourra voir le marabout de Sidi Abd er Rahman ( environ 3 km après Ain Diab). Retour par le quartier d'Anfa.
2e jour. Le matin, visite du quartier excentré des Habbous. puis déjeuner au port avant de poursuivre par l'ancienne médina et une visite approfondie du centre-ville.
Casablanca dans l'histoire.
Anfa. Ce site, aujourd'hui quartier résidentiel à l'ouest de la ville, semble avoir été connu des Phéniciens dès le VI. il a pu être habité à une époque bien anterior, comme en témoignent plusieurs vestiges d'industrie paléolithique et l' "homme de Casablanca", découvert en 1955 dans la carrière de Sidi Abd er Rahman.
Le site prend le nom d'anfa avce l'occupation arabe devient la capitale du royaume berbère des Berghouta, d'obédience Kharidjites. Au XII le royaume est conquis par le sultan almohade Abd el Mou'men. Il conserve ses fonctions portuaires. El Idrissi géographe de Roger III de Sicile, cite Anfa comme escale de chargement de fret céréalier.
Des corsaire sur les côte portugaises. Petite ville prospère, Anfa possède au XV. une flotte corsaire qui porte ka course sur les mers européennes, en particulier à Cadix et sur les côte portugaises. En 1468 l'infant don Ferdinand du Portugal à la tête d'une armada de 50 vaisseaux, mène une expédition punitive qui aboutit au sac d'Anfa. Quarante ans plus tard, les "fustes" des corsaires d'Anfa sont de nouveau actives, suscitant une nouvelle expédition punitive en 1515.
Casa Branca, Dar El Beida. Soixante ans plus tard les portugais,déjà bien implanté à Mazagan ( El Jadida ), investissent Anfa et la reconstruisent en la fortifiant sous le nom de Casa Branca. Anfa apparaît, jusqu'au milieu du XVIII, comme un avant poste militaire protégeant la route de Mazagan, harcelée par les incursions des tribus voisines. Les Portugais l'abandonnent après le tremblement de terre de 1755. Vers 1770, le sultan Sidi Mohammed ben Abdalla relève les ruines et lui attribuer le nom de Dar El Beida, traduction littérale du nom portugais "ville blanche".
Casablanca. Les principaux vestiges de la ville, en particulier la Grande Mosquée et le borj Sidi El Kairouani datent de l'époque  de Mohammed III A la fin du XVIII, les marchands espagnols obtiennent l'autorisation de s'installer. ils adoptent le nom de la ville tout en le traduisant. Dar El Beida devient alors Casablanca. Mais on est encore loin de la ville de dimension internationale : en 1830, le comptoir ne compte que 600 habitants.
La naissance du port. Le véritable essor de la cité,dont l'activité portuaire est inexistante pendant la premières décennies, remonte au milieu du XIX. l'accroissement de la demande européenne en produit céréalier et ne matière premières textiles conduit à l'installation de plusieurs négociants français à partir de 1850. Mais c'est l'Angleterre qui établit la première  une représentation consulaire ne 1857, suivie  par l'Espagne en 1861 et la France 1865. Favorisé par le développement de la navigation à vapeur, qui rend plus facile l'accès aux port en mer libre, Casablanca propose désormais des lignes régulières avec l'Europe. La population, de 8000 habitants en 1860, atteint 20000 habitants en 1907. Le port de Casablanca supplante Tanger et devient le plus important du Maroc.
L'arrivée des Français. Dès le début du siècle, la croissance du trafic rend nécessaire la création d'une infrastructure portuaire moderne. Les travaux sont confies à une entreprise français en 1906. Un ans plus tard, des incidents sur le chantier aboutissent au massacre de neuf ouvriers et au blocus du consulat de France, Ils servent de prétexte à l'intervention militaire française
Lyautey et Henri Prost. Le Résident général au Maroc (1912 - 1925 ) s'attache dès la fin de la première guerre mondiale à l'administration et à la mise en valeur du protectorat. il privilégie la croissance économique de Casablanca, qui devient le premier centre actif du Maroc. Avec l'architecte  urbaniste Henri Prost, il décide des principales options de son développement urbain. Celui-ci connaît deux temps forts correspondant aux plans d'urbanisme de 1916 et de 1946. L'essor spectaculaire dès les années trente s'est poursuivi depuis l'Indépendance.
Casablanca aujourd'hui.
Une ville jeune. Depuis ces année folles, Casablanca a grandi vite, trop vite. La bourgade de 20000 habitants du début du siècle n'a eu de cesse de se développer. Le dynamisme de la cité, l'individualisme des promoteurs et la spéculation foncière ont eu raison des principes édictés " Mosaïque d'agglomérations qui ont leurs visages particuliers, leur atmosphère spécifique, leurs moeurs et leurs figures pittoresques", dit Ahmed Sefrioui. L'image est juste, bien que traduisant poétiquement des contrastes qui peuvent se monter sous un jour plus cru. Ceux-ci se révèlent souvent violents entre les magasins de luxe du centre ville et les bidonvilles de banlieues interminables, entre l'homme d'affaires se frayant à grand coup de klaxon un passage au volent de sa Mercedes le mirage citadin, est venu grossir le monde des journaliers en quête d'aumône ou de  travail. Entre rigorisme et modernité, entre occidentalité et islam, Casablanca synthétise les contradictions du royaume.
Une ville dynamique. Casablanca abrite aujourd'hui près d' un septième de la population marocaine et détient  presque toutes les activités vitales du pays. Le développement du port et celui de la ville vont de pair. réceptrice des marchandise et matière première, elle attire à elle les principaux intérêt du pays et fournit la main d'ouvre pour les exploiter. Pépinière de cadre marocains et d'homme d'affaire étrangers, la ville est le siége des grandes banques, entreprise, société et offices économique du pays, ainsi que des principales firmes multinationales. Cette attraction provoque un déséquilibre par rapport au développement du reste du pays. Le gouvernement essaie en vain de limiter sur la région Casablanca les investissements économiques qui représentaient près de 50 % des ceux effectués dans tout l'état durant les année 80. En définitive, industries alimentaires, métallurgiques, chimiques et textiles, emplois du secteur commercial et tertiaire procurent, malgré le souci d'un chômage souvent trop lourd, du travail à une population qui détient les meilleurs benifices financiers du Maroc, mais paie en contrepartie plus de 50 % des impôts prélevés sur ceux-ci.
Le Centre ville.
Agité et bruyant, le centre de Casablanca offre une remarquable unité architecturale. On s'en apercevra dès le début de cette promenade en contemplant la place des Nations Unies conçue par Joseph Marrast. Au fil des rues et des avenues, on lèvera systématiquement la tête pour apercevoir de-ci, de là, une colonne, un encorbellement, une frise. Pas vraiment d' immeubles qui se détachent du lot, mais une succession de battisses qui  font de Casablanca l'un des ensembles Art Dèco les mieux conservés du monde.
Départ : place des Nations Unies.
Durée : 2 h à 3 h ; prévoir 30 mn en plus avec la visite de la médina.
Sur la place des Nations unies, centre administratif de Casablanca, s'élève l'ensemble architectural le plus harmonieux de la ville. il a été conçu en 1920 par l'architecte Joseph Marrast. Les volumes sont rythmés par des séries d'arcades et rehaussés par l'emploi d'une pierre blonde qui apporte une nuance colorée sur les façades blanches. Une fontaine lumineuse, sur le coté ouest, fonctionnes le week-end.
Le coté este de la place est bordé par le palais de Justice, auquel un perron donne accès. Sur la droite, le consulat de France est précède de la statue du maréchal Lyautey, par Fr. Cogné 1933. Elle se trouvait autrefois a centre de la place. Au sud se trouve la préfecture, au nord le bâtiment des Postes ( dessiné par Adrien Laforgue)
Au fond de la place des Nations Unies, la rue Abderrahman Sehraoui conduit directement au parc de la ligue Arabe.
Le parc de la ligue Arabe, aménagé en 1918, continue une agréable zone de verdure. On y verra surtout au nord les flèche de l'ancienne cathédrale du Sacré coeur qu'éclairent des claustras de béton. Construite en 1930 par Paul Tournon, elle ne sert plus aujourd'hui de lieu de culte.
Le Casablanca Art déco. un grand nombre de bâtiments de cette période se trouvent dans un périmètre compris entre l'avenue Hassan II , le boulevard El Meskini et le boulevard Mohammed V.
De l'ancienne cathédrale du Sacré coeur, traverser le parc de la ligue Arabe pour prendre sur la gauche l'avenue Moulay Youssef. De beaux bâtiments Art déco s'élèvent sur l'avenue Hassan II en bordure du parc. Poursuivre sur le boulevard Alber Reitzer, que prolonge le boulevard du 11 janvier. Parvenu au croisement avec l'avenue Lalla Yacout, on pourra prendre à droite pour tourner ensuite à gauche dans le boulevard Hassan el Seghir. A nouveau sur la gauche suivre le boulevard Mohammed V avec le marché central où se trouvent de nombreux fleuristes. On verra encore de nombreux bâtiments de cette période tout au long de ce boulevard qui regroupe, avec l'avenue de l'armée Royale, les magasins , hôtels , restaurant et cafés les plus luxueux de la ville. Juste avant d'arriver place des Nations Unies, la rue du Prince Moulay Abdallah comporte, elle aussi de nombreuses battisses Art Déco.
La place Mohammed V, à la lisière de l'ancienne médina et de la ville moderne, constitue le centre névralgique de la ville autour duquel les principales artères s'ordonnent suivant un plan radioconcentrique. Un passage souterrain coiffé d'une coupole, due à l' architecte Zevaco, en facilité la traversée. La plupart des grand hôtels et des compagnies aériennes se trouvent dans le secteur, en particulier dans l'av des F.A.R .
Au nord , en direction du port, le boulevard Félix Houphouët boigny offre de nombreux magasins de souvenirs.
On gagne l'ancienne médina en traversant l'avenue des F.A.R. en arrière de l' hôtel Hyatt Regency, afin de rejoindre le boulevard Tahar el Alaoui qui suit le tracé de l'ancienne muraille. Il s'agit en fait d'une artère le plus souvent étroite, très passante et bordée de nombreux petits magasins vendant toutes sorte d'articles.
L'ancienne médina est partiellement ceinte de remparts du XVI et de nouveaux, construits pour en masquer la vue aux clients du Hyatt. Elle forme un lacis de ruelles enchevêtrées qui contrastent avec le modernisme des constructions de la ville actuelle. Pour qui a déjà vu d'autre médinas, celle ci n'es pas la plus intéressante. Il faut absolument éviter de s'y promener la nuit ; le jour , il faut être prudent si l'on est seul.
On parvient ainsi à la nouvelle porte, Bâb Jédid, dite aussi Bâb Marrakech, qui s'ouvre sur une petite place ombragée et ornée de fontaines.
De là, la rue el Afia pénètre dans la médina par le quartier du Tnaker. On tournera à gauche à l'extrémité de celle ci pour s'engager dans la rue Sidi Fatah qui croise la rue du Tnaker. On peut y voir sur la droite, l'église Buenaventura, fondé par les Espagnols en 1891.
On aboutit face à un jardin public, à hauteur duquel on prend sur la droite la rue de Sour Jédid qui atteint bientôt la petite place de Sidi el Kairouani. Là se situe le santuaire de Sidi el Kairouani érigé au début du XIX en l'honneur de ce saint personnage du XIV ,originaire de Kairouan, le premier patron de la cité.
A gauche  de la place Sqala est un ancien bastion du XVIII. d'ou l'on découvre les bassins du port de plaisance et du port de pêche.
Poursuivant au delà par la rue de la marine, qui passe devant  la mosquée Ould el Hamra, puis tout droit par la rue de la Douane qui se maintient parallèle au remparts et au boulevard des Almohades, on aboutit au square de Sidi Bou Smara où se trouve la Koubba de ce marabout et un petit cimetière, à l'ombre d'un beau figuier banian qui en fait l'un des coins les plus charmants de la médina.
Traversant cette placette pour en sortir par une arcade, on débouche rue Dar el Makhzen où l'on remarque la mosquée Dar el Makhzen ou Grande Mosquée, construite par le sultan Sidi Mohammed ben Abdallah.
Passant entre la mosquée Dar el Makhzen et le square de Sidi Bou Smara, on rejoint, vers l'este le boulevard Félix Houphouët boigny.
La corniche.
La mosquée Hassan II fait face à l'océan sur lequel elle a été en partie bâtie. Ce nouveau phare des croyants, chef d'oeuvre de l'art musulman, a été conçu par un architecte français et réalisé par des milliers d'artisans marocains. Après cette plongée dans le monde des mille et une nuits, on longera la corniche qui donne à la ville blanche son aspect balnéaire. En poursuivant le long de ce front de mer, on découvrira un marabout, très prisé des Marocains mais oublié des touristes. Enfin on reviendra par Anfa, le quartier chic. Quatre images très différentes de la métropole.
Départ : mosquée Hassan II.
Durée : 2 h 30 à 3 h compter 1 h au moins pour la mosquée Hassan II, puis une heure pour la corniche où on s'aretera prendre un verre, puis 30 mn pour le marabout et encore 30 mn pour revenir au centre.
Transport: en voiture ou bus n°9
L'impressionnante mosquée Hassan II , qui s'avance à la rencontre de l'ocena, est entourée d'une immense esplanade pouvant accueillir 80000 fidèles. S'etendant sur un site de 9ha, dont les deux tiers ont été pris sur la mer, elle a été conçue par l'architecte français Michel Pinseau. il aura fallu le travail de plusieurs milliers d'artisans venus de Safi, Marrakech et Fès, et près de six ans au groupe Bouygues pour l'achever. Au sommet du minaret, haut de 200m, un rayon laser indique jusqu'à 30 Km la direction de la Mecque.
De la mosquée Hassan II, suivre le boulevard Sidi Mohammed ben Abdallah, qui se prolonge par le boulevard de la corniche.
On passe d'abord devant le phare d'El hank, construit par les Français en 1905, avant de gagner Ain Diab, station balnéaire très appréciée des Casablancais, qui s'y rendent en nombre le week-end et le soir.
Parmi tous les hotels, restaurants, cafés et piscines qui se succèdent, on pourra remarquer le restaurant La Réserve, construit en 1933 par l'architecte George Renaudin. Ce bâtiment trés futuriste, construit sur de piliers de béton, s'avance sur l'océan comme une soucoupe volante.
En poursuivant le long de la plage sur environ 2 Km, on pourra apercevoir sur la droite le marabout de Sidi Abd er Rahman, petit village posé sur un rocher dans l'océan,qu'on n'atteint qu'à marée basse et en se déchaussant. Une trentaine de personne vivent sur le lieu romantique dépourvu d'électricité, d' où l'on a une belle vue sur Casablanca et loquée Hassan II.
Depuis Ain Diab, revenir sur ses pas pour prendre à droite le boulevard du Lido.
On gagne le quartier résidentiel d'Anfa, parsemé de superbes villas entourées de jardins. C'est ici qu 'eut lieu en 1943 la conférence de Casablanca, rencontre historique entre Churchill, Roosevelt et le général de Gaulle.
En tournant à gauche dans le boulevard Alexandre I prolongé par le boulevard d'Anfa et l'avenue des F.A.R.,on retrouve la place Mohammed V.
Vers le quartier des Habbous.
L'intérêt principal de cette promenade réside dans la médina des Habbous qui passionnera les férus d'urbanisme. Réalisée à partir de 1923 pour résorber les bidonvilles, elle fut très vite occupée par les musulmans aisée qui considérèrent comme une authentique médina. De fait, avec ses placettes, ses magasins et ses arcades, elle est beaucoup plus charmantes que l'ancienne médina.
Accès : à la hauteur de la place des Nations Unies, prendre à droite le boulevard de Paris puis sur la droite le boulevard du 11 janvier, prolongé par le boulevard Lahcen ou Ider. Suivre ensuite à gauche la rue Hadj Amar Riffi.
Durée : promenade de 10 Km environ en voiture; compter au moins 2 h en fonction des embouteillages.
Traversant un quartier résidentiel, on longe bientôt l'enceinte du palais royal de Casablanca.
De ce palais, qui jouxte le quartier des Habbous, on ne verra que des lampadaires dans le style Napoleon III et des canons sortant des remparts. Ce palais fut édifié dans les années 80.
Juste après, tourner à droite vers la place Moulay Youssef à partir de la quelle on pourra visiter à pied la nouvelle médina.
La nouvelle médina ou quartier des Habbous est un quartier musulman aux ruelles étroites réalisé à partir de 1923 afin de résorber en partie les quartiers misérables venus s'agglomérer autour de la métropole. Ce quartier fut conçue par l'architecte Edmond Brion. D'une construction soignée, agrémentée par des rues et places que bordent et chevauchent des arcades de pierre, il a pris, avec ses souks, ses boutiques d'artisans et magasins de souvenirs, le visage d' une médina traditionnelle.
On y remarque quelques édifices intéressants, tels que le mahakma du Pacha située le long du boulevard Victor Hugo. Achevé en 1952, le bâtiment servit de tribunal musulman et de salon official au pacha de Casablanca. Sa décoration, riche de plâtres artistiquement travaillés, s'est inspirée de l'architecture maghrébine traditionnelle.
la mahkama est séparée, par la place de ma mosquée, de la mosquée Sidi Mohammed ben Youssef. on peut encore voir à proximité la mosquée Moulay Youssef, élevée au centre d'une place bordée d'arcades.
Reprendre la voiture pour continuer par le boulevard Victor Hugo et suivre au delà du parc Murdoch, à droite l'avenue du 2 mars qui aboutit au rond point de l'europe.
A gauche l'église Notre Dame de lourdes, puissante masse de béton, fut élevée entre 1953 et 1956 par l'architecte A. D'angleterre et l'ingénieur Zimmer.
Depuis Notre Dame de lourdes, le boulevard Mohammed Zektouni, à gauche, puis l'avenue Hassan II, à droite permettent de rejoindre la place des Nations Unies.
A voir encore dans la région:
Azemmour ( 83 Km) , El Jadida ( 99 Km) , Kasba de Boulemane ( 132 Km) , Mohammedia ( 28 Km)
Au départ de Casablanca.
1-De Casablanca à Meknès par Khémisset ( 257 Km par la S106, asphaltée et peu fréquentée). Variante assez pittoresque de l'axe Casablanca Rabat Meknès. Quitter Casablanca par le boulevard Ibn Tachfine et suivre la direction de Tit Mellil et Meknès.
55 Km : Ben Slimane, au centre d'une riche région agricole et à l'orée de la foret de chênes liéges des Ziaida , marché le mercredi, moussem en septembre autour du marabout de Sidi Slimane.
82 Km : après la traversée de la riante vallée de l'oued el Bagra, panorama à droite sur les montagnes du pays des Zaer.
86 Km : Sidi Bettache, village et marabout sur l'ancienne piste impériale de Rabat à Marrakech, dans le foret de chênes lièges des Ziaida.
96 à 104 Km : beau parcours à travers la vallée de l'oued Korifla.
122 Km : Rommani Important marché le mercredi, moussem en septembre.
Suivre sur 6 Km la direction de Rabat et bifurquer à droite.
159 Km : col du Kaour, à 400 m d'altitude
165 Km : Maaziz.
200 Km : Khémisset.
257 Km : Meknès.
2- De Casablanca à Marrakech par le pays Rehamna ( 234 Km par la route P7). Cet itinéraire, qui ne présente d'autre intérêt que de permettre de gagner rapidement la prestigieuse capitale du Sud, traverse les principaux centres de production de phosphates.
Quittez Casablanca par l'avenue Moulay Hassan I et le boulevard brahim Roudani en direction de l'aéroport Mohammed V.
7 Km : laisser à droite la route d'El Jadida et poursuivre vers Berrechid.
66 Km : Settat, est le centre économique de la Chaouia, plaine peu accidentée  comprise entre l'embouchure du Bou Regreg, celle de l'Oum er Rbia. On peut y voir en plein centre une kasbah fondée vers la in du XVII par Moulay Ismail. Il y faisait étape lors de ses voyages de Fès à Marrakech.
A l'entrée de la ville, route S105 pour la kasba de Boulaouane.
114,5 Km : pont sur l'Oum er Rbia qui coule ici entre des coteaux gypseux où poussent les tamaris. La route traverse ensuite la plaine des Rehamna, steppe de terres quartzeuses et schisteuses peu cultivées.
136 Km : Benguerir, au milieu d'une steppe inculte ; marché le mardi.
On traverse ensuite la plaine de la Bahira où se trouve la dépression marécageuse de Sedd el Mejnoun. Selon Léon L'Africain, c'était au XVI un vaste lac poissonneux environné d'une région boisée et giboyeuse.
197 Km : Sidi Bou Othman , Hameau près de deux koubbas, parmi de vieux jujubiers sauvages. C'est là que le colonel Mangin remporta une victoire en aout 1912, qui permit à l'armée françaises d'entrer dans Marrakech.
Au delà de Sidi Bou Othman, la route franchit les Djebilet, les "petites Montagnes " par un col à 650 m d'altitude.
223 Km :  un pont construit vers 1170, sous le règne d'Abou Youssef Yacoub, enjambe l'oued Tensift.
224 Km : à gauche route du tour de la palmeraie de Marrakech.
234 Km : Marrakech.


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AZEMMOUR

 Blottie derrière ses remparts ocres, la médina sommeille au bord de l'Oued Oum er Rbia (Mère du Printemps).Grenadiers et oliviers poussant à l'ombre des marabout et des ruines de don ancienne kasba. Le regard plonge de ses ruelles vers l'oued et les champs qui s'avancent au pied de la vielle. Azemmour ,appelée aussi Moulay Bouchaib , du nom de son saint patron, a conservé tout son charme. De sa plate-forme, on devine les débuts d'une magnifique plage oubliée des touristes. Jouissant d' un climat très doux,été comme hiver, Azemmour a la vocation d'une station balnéaire, mais son équipement hôtelier est encore insuffisant.
une factorerie portugaise. Azemmour fut peut être une escale pour les navigateur puniques, mais rien ne nous renseigne sur son histoire lointaine. On sait seulement que vers 1376 le sultan mérinide Abd er Rahman s'empara de la ville. il en fut chassé un an plus tard par son rival, Abou el Abbas Ahmed, qui régnait à fés.
les relations du Portugal avec Azemmour se nouèrent en 1486,lorsque Jean II obtint d'y être représente par un facteur. les Portugais achetaient du blé, des chevaux, des djellabas et des haïks qu'ils importaient ou qu'il échangeaient en Afrique noire contre des esclaves et de l'or. A partir de 1502,les relations entre le Portugal et Azemmour se détériorent. Apres plusieurs expéditions et tentatives d'établissement, les Portugais évacuèrent la place en 1541.
C'est de la route qui descend de Casablanca que l'on aura la plus belle vue sur Azemmour. On déambulera avec plaisir dans la médina ou les portes des maisons blotties le long de l'oued comportent maintes réminiscences d'architecture portugaise.
Dans la Kasbah, le Dar el Baroud, en ruine , est dominé par une tour à fenêtre de style gothique. Autrefois, les remparts de la kasbah enserraient le mellah à l'intérieur duquel subsiste une modeste synagogue reconnaissable à ses inscriptions en hébreu.
Du chemin de ronde des remparts,la vue s'étend sur l'océan et l'Oum er Rbia.
A 2 Km nord ,plage de haouzia, ou se trouvent quelques bungalows et un agréable restaurant.
A voir encore dans la région : Casablanca ( 83 Km) El Jadida ( 16 Km )

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Beni Mellal


Ville agricole en plein essor, Béni Mellal s'entoure d'une plantureuse oasis qui s'étale sur l'une des collines du Dir, entre le moyen Atlas et la vaste plaine céréalière du Tadla. Ce sont les importants travaux d'irrigation de celle-ci, rendus possible notamment par la proximité du immense de bin el Ouidane, qui ont favorisé le développement de cet immense verger : aux magnifiques orangeraies succèdent sur les hauteurs de belles oliveraies où s'épanouissent figuiers, grenadiers et abricotiers.
La kasbah, érigée vers 1688 sous le règne de Moulay Ismail, a été remaniée à plusieurs reprises. Au centre de la ville, dans les environs de la place où se tient le marché ( le mardi), vous pourrez faire l'acquisition de hanbels, grand couvertures aux teintes criardes.
Beni-Mellal était connue sous le nom de Day. Juste à côté de Day, une autre petite ville est née : Soumaa. La Soumaa est une zawiya fondée par Sidi Ahmed Ibn Kassim Soumai, dans le XVI e siècle. Cette zawiya a eu un grand rôle dans cette région. La fusion de ces deux petites villes a donné le Beni-Mellal actuel.
A l'entrée de la ville , une bonne route ( suivre le panneau " circuit touristique" ) passant devant le bâtiment moderne de la province permet de faire le tour de l'oasis (625 m) de Béni Mellal, qui s'étend au pied du djebel Tassemit (2248 m). Elle passe près de la source vauclusienne d'Ain Asserdoun (3.5 Km environ) autour de la quelle ont été aménagés de charmants jardins. De là, une route monte à la petite Kasba de Ras et Ain  (1km), en ruines mais joliment situé; vue étendue sur la ville et ses environs.
Environ de Béni Mellal.
1- Taghzirt (22 Km nord-est par la CT1674) A 10 Km de Béni Mellal se trouve le village de Ait Said, établi au débouché du ravin de Foum el Anseur au fond duquel coule un torrent alimenté par six sources. Jaillissant de falaises abruptes d'une hauteur vertigineuse, elles arrosent des plantations de micocouliers, de noyers, d'oliviers, de figuiers, d'abricotiers, d'oranger, de bananiers, etc. Au sommet de la falaise plusieurs grottes artificielles auraient été des abris préhistoriques. Très difficilement accessible, ces cavernes ont excite l'imagination populaire : la légende raconte qu'elles abritent des trésors gardés par des personnages pétrifiés.
Fichtala (environ 14 Km) est le siége d'une zaouïa. C'est là qu'en 1545 Marmol place Efza, la capitale du Tadla. Elle est sans doute la Tefza mentionnée par l'historien andalou Léon l'Africain, près de laquelle le saadien Ahmed el Arej a vaincu les Ouattassides en 1536. On rejoint ensuite Taghzirt, une vieille bourgae dotée d'une kasba.
2- Barrage et lac de bin el Ouidane (58 Km sud par la P24, la 1802 et la S508A). Quittant Béni Mellal par le Sud , on atteint rapidement les premières pente du Moyen Atlas. A Oulad Moussa (11km),prendre à gauche la 1802. A partir de Ouaouizarth, la route (S508A) longe le Lac de Bin el Ouidane, formé par la retenue des eaux de l'oued el Abid. Les montagnes rudes du premier chaînon du Haut Atlas cernent de leurs parois rouges et brunes l'immense étendue d'eau bleue turquoise. il est possible de se baigner à partir du complexe touristique aménagé sur la rive nord du lac.
D'une superficie égale à celle du lac d'Annecy, ce lac est fermé à l'ouest par l'imposant barrage du même nom. Ce haut mur curviligne de 130 m de haut et 290 m de long, sur lequel passe la route reliant Azilal à Afourer, fut construit entre 1948 et 1955 dans une cluse d'aspect jurassien. il alimente une centrale électrique, et permet l'irrigation de la plaine du Tadla. C'est l'un des ouvrages les plus importants du Maroc. A quelque kilomètres en aval est élevé un second barrage, dit d'Ait Ouarda.
A voir aussi dans la région ( la vallée des Ait Bougmez, Kasbah Tadla)
Au départ de Béni mellal.
- De Béni mellal à khénifra (129 Km nord est par la P24).
- 14 Km : à gauche route 1672 pour kasba zidania ( 14 Km), forteresse érigée par le sultan alaouite Moulay Ismail (1672-1727). A proximité, petite centrale hydro-électrique alimentée en eau par un barrage établi sur l'oum er Rbia.
- 30 Km : prendre à droite en direction de Khénifra. Poursuivre tout droit si l'on veut gagner le centre de Kasba Tadla. En tournât à gauche on peut enter en ville par le vieux pont sur l'oued. Près du carrefour, ancien monument aux morts ; belle vue sur la ville et la région.
- 52 Km : à droite, la 1901 mène à El Ksiba ,noyée dans les arbres fruitiers.
- 67 Km : zaouia ech Cheikh est plantée au sein d'un décor accidenté. Avec sa zaouïa et sa kasba, environnée de jardins et d'oliveraies, la paisible agglomération s'anime le mercredi et le samedi, quand le souk rassemble les villageois.
- 82 Km : Ouaoumana, petit village aux maisons de pisé rouge que la route contourne.
- 94 Km : route à gauche pour la zaouïa des Ait Ishaq (3km), qui a été un centre religieux important où Moulay er Rachid aurait fait ses premières études, selon la tradition, la mosquée aurait été construite vers la fin du XVII. par des soldats noirs venus de Meknès. Les Ait Ishaq seraient leurs descendants.
- 100 Km : route à droite pour Midelt.
- 129 Km: khénifra




AGADIR

 Le terrible tremblement de terre de février 1960 n'est plus qu'un mauvais souvenir. La ville qui s'étend aujourd'hui au pied de la vieille kasbah a vu sa population tripler depuis le cataclysme.
Deuxième port sardinier du pays après Tan Tan, Agadir est surtout la capitale touristique du royaume.
Avec ses 16000 lits d'hôtels,elle est aux yeux d'une clientèle internationale majoritairement allemande synonyme de vacances. Une plage de sable fin qui paresse sur 9 Km, un site bien abrité des vents et 300 jours d'ensoleillement par an. A cela s'ajoute un arrière pays haut en couleurs et riche de curiosité en tous genres.
Seule ombre au tableau,une masse nuageuse qui,en été ,s'établit fréquemment entre 50 et 200 m d'altitude au-dessus de la ville et de la plage. Si elle garantit une température plus agréable,ses stratus ne laissent pas passer le soleil...
Agadir dans l'histoire
Santa Cruz de Cap de Gué. Mystère des origines:si l'on a parfois identifié Agadir à l'ancien port de Rusaddir,cité par polybe vers 130 av notre ère,l'histoire reste muette à ce sujet. Elle ne semble s'éveiller qu'à partir de 1505,avec la construction, par un gentilhomme portugais,d'un fortin nomme Santa Cruz de Cap de Gué,un peu au nord de la ville actuelle.
Mais sans doute celui-ci complétait-il une implantation berbère préexistante,sous la forme,justement,d'un agadir. Vendu en 1513 au roi de Portugal, le fort devient le centre d'une région soumise à l'autorité portugaise tandis que s'établit un port, fréquente par les négociants européens.
Apres plusieurs tentatives,le sultan saadien Mohammed ech Chaeikh s'en emparera en 1541.
Le port du Sous. Sous les Saadiens. Agadir connaît une réelle prospérité. On y débarque des draps,tandis que le port exporte du sucre canne,des dattes,de la cire,des peaux brutes,de l'or, etc. l'extinction progressive de la culture de la canne à sucre,à partir du milieu du XVII, marque le début de son déclin. Un siècle plus tard, en 1760,Sidi Mohammed ben Abdallah, lui porte un nouveau coup, pour punir la ville de son indocilité,en fermant le port au trafic européen et en fondant le port au concurrent d'Essaouira. Le voyageur Cochelet qui visitas la ville en 1819 n'y compte qu'une douzaine de maisons encore debout.

Visiter Agadir

Toute blanche,bien conçue et aérée la ville d 'Agadir manque cependant de charme. Autour du centre ville se développe une agglomération étendue dont les avenue sans fin n'invitent guère à la promenade. La principal attraction touristique de la ville reste donc sa belle et longue plage de sable fin,prisée des adeptes de la position horizontales sous le soleil , mais dont se lasseront assez vite tous les autres... Rappelons toutes fois qu'Agadir est un point de rendez-vous idéal et reposant avant d'entreprendre des excursions vers le Sud atlantique ou vers l'arrière pays et l'Anti-Atlas.
Durée : une demi-journée permet d'avoir un bon aperçu de la ville et de visiter le musée municipal.
La Kasbah est le plus beau site d'Agadir, Véritable nid d'aigle dominat l'océan de 236 m, elle offre sur la ville, ses installations portuaires et industrielles,une vue remarquable.
Elle fut édifiée en 1540 par Mohammed ech Cheikh pour servir de base d'attaque contre la forteresse portugaise. Craignant un retour offensif des Portugais,Moulay Abdallah la rebâtit en 1752 et y installa une garnison de 2000 renégat et turcs. Une  inscription en arabe et en hollandais rappelle que les Pays-Bas y installèrent un comptoir en 1746.Avant de monter sur les rempart ( reconstruits après le séisme) pour contempler la cité d'aujourd'hui,tournez un instant votre regard et vos pensées vers cette esplanade chaotique qui en occupe l'intérieur: ici s'étendait l'un des quartiers les plus peuplés de l'Agadir d'avant le séisme. Rien n'a pu être sauvé et , sous les ruines aplanies au bulldozer,quelque milliers de victimes sont en seventies la même ou elles vécurent.
Le port d'Agadir est depuis son origine,un port de pêche très moderne ou les poussons sont immédiatement traités dans 17 conserverie, 8 usines de sous-produits et 6 usine frigorifiques; il est l'un des tout premiers ports sardiniers du monde,ayant dépassé son rival Safi. La vente aux enchère du poisson a lieu l'après-midi. Mais c est aussi un port de commerce,le quatrième du Maroc. Par Agadir transitent les importation hydrocarbures céréales,bois et les exportations d'agrumes,primeurs,produits agricoles,minerais,conserves et divers sous produits du poisson.
la ville moderne : le centre ville est parcouru par les avenues Genetal-Ketani, Hassan II, des FAR ,du Prince Moulay Abdallah et du Prince Sidi Mohamed. Ces artères entre lesquelles s'intercalent des zones piétonniers et que bordent des restaurant,des boutiques et des magasins d'artisanat,forment le coeur anime de la ville. Celui-ci est séparé de la zone touristique ou est implanté la plupart des hôtels par l'avenue Mohammed V. En dépit de l'unité architecturelle de la ville, certains bâtiments ressortent de l'ensemble.
La poste principales,oeuvre de l'architecte J-F Zevaco, se signale par un pan de béton brut,incliné vers l'avant,qui en constitue la façade. A  l'intérieur,l'ambiance est rendue très accueillante par un éclairage zénithal, l'utilisation du bois de cèdre et une finition raffinée.
L'hôtel de ville, à cote de la poste conçu par le même architecte est de facture plus classique.
En empruntant l'av des FAR, on atteint l'agréable jardin du portugal.
Presque à l'opposé, la caserne des sapeurs-pompiers développe un large croissant de béton dominé par une tour d'entraînement. En face,joli jardin d'Ibn Zaidoun.
En circulant dans la ville,on peut voir encore une école primaire dans laquelle l'architecte J-F.Zevaco a traité des éléments ordinaires selon une conception sculptural très poussée. Du même architecte,intéressante villas en bande dont les cours jardins sont bien adaptées au climat.
Proximité immédiate,d'autre villas en bande,à un ou deux niveau, et couvertes de voûtains,offrent une solution originale aux problèmes de l'habitat local.
A la limite de la ville et de la zone hôtelière et balnéaire,ou pourra voir également le théâtre en plein air et le musée municipal Bert Flint qui abrite une importante collection d'objet traditionnels du sud marocain.
Sites à visiter 
- Musée municipal Bert Flint sur le boulevard Mohammed V
- Théâtre de Plein Air, à 100 mètres du musée
- Vallée des Oiseaux, agréable zoo des oiseaux s'étirant sur l'avenue des Administrations, entre les boulevards Mohammed V et Hassan II
- L'élégant tribunal près de la Vallée des Oiseaux
- Jardin du Portugal et son musée mémorial
- Jardin ibn Zaydoun, entre l'avenue du Prince Moulay Abdellah et la rue du 18 novembre
- Poste centrale, entre l'avenue Mohammed VI et l'avenue du prince Moulay Abdellah
- Mosquée Loubnane, entre l'avenue des FARS et l'avenue du Prince Moulay Abdellah
- Mosquée Mohammed V, sur le boulevard du Président Kennedy
- Médina, espace artisanal créé par Beato Salvatore Polizzi en employant des techniques de construction berbères traditionnelles
- Souk alhad (Dimanche)
Environs d'Agadir
1- Imouzzer des Ida Outanane (61 Km nord par la route P8 et la CT 7002 ,goudronnée).Une des plus agréables excursions que l'on puisse faire au départ d'Agadir,bien que la forte fréquentation touristique du site des cascades puisse parfois en altérer le charme.
Suivre sur une douzaine de kilomètres la route d'Essaouira et tourner à droite. La CT 7002,sinueux et accidenté,traverse notamment,après Oulma 5 (24 Km);la gorge de l'asif  Tamghakht. De nombreuses piscines naturelles formées par l'oud offrent des haltes rafraîchissantes et des lieux de pique nique ombragés de palmiers.
Au-delà, le paysage strié de plissements gigantesques se dénude,juste ponctué par les taches vertes de la végétation ou le pisé rouge de modestes villages.
Les maisons blanches de la petite ville d'Imouzzer dominent une palmeraie. Depuis la terrasse de l'hôtel Les Cascades, la vue s'étend sur la montagne et la cote. A Immouzzer des Ida Outanane se déroule, généralement en août, la fête du miel, l'une des ressources de la région.
A 3 Km environ vers l'ouest ,dans la vallée de l'oued Tinkert, on peut atteindre à pied des cascades. le long du sentier,parfaitement balisé,de petits vendeurs de pierre ou l'artisanat insistent pour cous accompagner jusqu'aux chutes.
Attention: l'eau ne coule qu'en hiver, après des pluies abondantes. Si ce n'est pas le cas,l'excursion se révèle décevante ( se renseigner auprès de l'hôtel des Cascades)
2- L'oued Massa ( 51 Km sud par la route p30; prévoir un pique-nique car l'hôtel -camping -restaurant de la plage de M'Rbat est peu attrayant ; se munir également de jumelles).
Apres la borne kilométrique indiquant ( Tiznit 41 km ), prendre la première petite route goudronnée à droite 7 Km plus loin,laisser sur votre droite la piste et le panneau indiquant "M'Rbat plage" pour continuer sur la même route. Le Gourdon cesse lorsque celle-ci pénètre dans la réserve naturelle de l'oued massa, établie pour protéger le milieu naturel du littoral et de l'estuaire,ou s'étendent salines et blancs de sable,permet de faire une belle promenade et d'observer de nombreux oiseaux (meilleures période : mars, avril et octobre) la baignade en mer est déconseillée car dangereuse.
Sur la plage se trouve le marabout de Sidi Rbat, dont le nom traduit l'ancienne présence d'un couvent fortifié (ribat) ,d'ailleurs mentionné par le géographe arabe El Yacoubi.
On situe dans les parages l'emplacement de l'ancienne ville de Mass ou, selon la tradition ,Oqba ben Nafi aurait conduit son cheval jusque dans les flots, prenant Allah à témoin qu'il ne restait plus de territoire à conquérir à l'ouest .La région ne dut pas , en fait ,être convertie à l'islam avant le début du XI. Le port de Massa,assez florissant jusqu'au début du XVII, périclita par la suite. Ce n'est plus aujourd'hui qu'un souvenir,entretenu par de curieuses légendes dont l'une affirme que le prophète Jonas y aurait été rejeté par la baleine. C'est sur cette plage aussi qu'un jour se lèveront les "maître de l'heure" et l'antéchrist...
A voir encore dans la région : Taroudannt ( 85 Km ) , Tiznit (91 Km ).
Au départ d'Agadir
1- D'Agadir à Tiznit ( 92 Km sud par la P30).Excursion pouvant se poursuivre"en boucle" avec retour par Tafraoute en un superbe circuit,l'un de ceux que l'o ne saurant manquer de faire au cours d'un voyage au Maroc. à moins qu'on ne préfère rejoindre Goulimine,à l'or"e des contrées saharienne.
quitter Agadir par l'avenue Mohammed V en direction de Taroudannt.
13 Km: Ait Melloul, ou l'on bifurque à droite vers Tiznit.
La route laisse à droite la petite foret d'admin,d'ou proviennent nombre des serpents exhibés par des amuseurs sur les souks du  bled et jusqu'à la place Jemma el Fnaa à Marrakech.
30 Km :petite route à droite pour Tifnit (10 Km),belle plage près d'un village de pécheurs.
66 Km:pont sur l'oued Massa sur lequel se trouve,à une dizaine de kilomètres en amont,le barrage Youssef ben Tachfin. Construit de 1969 à 1973,le barrage est une énorme digue de terre compactée,haute de 80 m et longue de 670 .
91 Km :carrefour à droite pour Tiznit, A gauche on peut rejoindre Tafraoute ; tout droit, Goulimine.
2- D'Agadir à Tafraoute.Tres belle excursion qui peut se faire par deux itinéraires différent:par Tiznit ( 198 Km) ou par Ait Baha.
3- D'Agadir à Marrakech par Imin-Tanoute (269 Km nord-est par la P40 jusqu'à Chichaoua,excellente et bien tracée,puis la P10)
C'est la voie la plus rapide pour se rendre de l'une à l'autre de ces deux villes. Elle traverse les derniers reliefs du Haut Atlas occidental,dont les sommets atteignent encore près de 2000 m,et ou chênes verts,genévriers et arganiers composent un décor verdoyant animé par de petits troupeaux de chèvres.
Quitter Agadir en direction d'Essaouira et prendre à droite avant d'arriver au port,la voie de rocade N qui contourne la ville puis vient longer le pied des collines limitant au nord la vallée du Sous A 13 Km, prendre à gauche la P40.
50 km à Ameskroud,on s'engage dans les premiers contreforts du Haut Atlas. au delà, dans une gorge profonde de l'oued Issen, le barrage de Tamzaourt a ete etabli pour l'irrigation des vergers de la paline du Sous.
57.5 Km :piste à gauche pour Imouzzer des Ida Outanane.
89 Km : autre piste à gauche en durection d' Imouzzer. Piste à droite( très difficile;reservée aux véhicule tout terrain) conduisant à Argana ( 3km ),centre administratif à l'entrée de la vallée de l'Asif N'Ait moussa,haut cours de l'oued Moussa (souk le mardi).L'une des premières activités agricoles de la localité est l'apiculture:la plupart des ruchers sont aménagés dans des cylindres de roseaux enduits d'argile enfumés au moment de la récolte du miel. On voit ici un immense rucher collectif formé de ce type de ruches.
A partir d'Argana,la piste ( qui peut être coupée par la neige en janvier et février) permet de rejoindre Imi n-Tanoute,à 75 Km de-là. Elle court au-dessus de la vallée de l'oued Moussa qui pénètre  dans une gorge impressionnante.
28 km :Timesgadiouin,marabout et mosquée dans un cimetière non loin de deux petits douars du même nom,situés dans un maquis d'arganiers.
42 Km :Aglagal,petit douar situé en face de la kasba de Bou Takmoust,aujourd'hui en ruines. La piste s'élève ensuite jusqu col de Tizi Maachou (1700m) entre des massifs boisés.
61 Km :Tissian,autre petit douar dans une vallée plantée d'oliviers et d'amandiers.
68 Km :jonction avec la route P40.
La route s'écarte da la haute vallée de l'oued Issen. S'élevant progressivement,elle passe au pied des escarpements du djbel Tadrat Ouadou avant d'atteindre un plateau à 1340 m d'attitudes d'ou elle redescend dans la vallée de l'oued Irchalén.
151 Km :Imi n Tanoute,centre administratif. laisser à droite la route de Guemassa,certe plus courte de quelques kilomètres mais étroite, sinueuse et sans intérêt.
196 Km :Chichaoua l'on rejoint la route de Marrakech à Essaouira.
269 Km: Marrakech.
4- D'Agadir à Ouarzazate (375 km par la P32,asphalté,assez accidentés sur les duex dernier tiers du trajet mais néanmoins rapide).
D'Agadir,gagnez vers le sud Ait Melloul ou s'embranche la P32.
81 Km : Taroudannt.
133 Km : laissant à gauche la route du Tizi n test ,on franchit à gué deux affluents de l'oued Sous. Environ 30 Km plus loin,superbe point de vue sur la vallée de l'oued et de ses affluents.
167 Km : Aoulouz . la région d'Aoulouz,territoire de la tribu des Ouzguita, se carcterise par un habitat groupé autour d'un grenier forteresse collectif . C'est la seule région du Maroc ou ces greniers sont encore fonctionnels,car l'été la population du village monte dans azibs (refuges de berbères),au pied du Siroua, vers les pâturages et les cultures d'été. Seuls restent dans le village un ou deux gardiens pour surveiller l'Agadir qui compte autant de petite pièces que de familles et ou chacune d'entre elle entasse ses biens les plus précieux: laine ,céréales, tapis .Ces Agadir sont souvent placés sous la protection d'un saint dont la zaouïa d'origine est celle de Tamgrout ou de Timguilcht.
au-delà d'Aoulouz, on pénètre dans une forte d'arganiers.
169 Km: Agadir toyksous,village et grenier collectif à droite de la route auprès d'un emplacement de souk. La route s'élève sur les pentes boisées d'un ensellement reliant le djebel Siroua au massif de l'Anti-Atlas.
180 Km :col à 1050 m d'altitude. Belle vue en arrière plan sur la haute vallée de l'oued Sous.
200 Km : Taliouine ,village s'étend à 930 m d'altitude,au milieu de vergers d'amandiers et au pied d'un piton couronné par les ruines d'un Agadir,non loin d'une ancienne des pachas de Marrakech. La tradition veut que le meilleur safran soit produit aux abord de la localité.
239 Km: col du Tizi n TAGHTIN sur la ligne de partage des eaux entre les bassins du sous et du Dra et dur le territoire des Sektana,qui fabriquent des tapis apparenté à ceux des Ouzguita.
285 Km : Tazenakht, qu'une piste relie à Agdz et une route goudronnée à Foum Zguid.
Prendre la route S510 jusqu'à Bou Azzer (36km). 8 km plus loin,prendre à droite la route vers les mines de nickel de Irhtem puis Bleida,la mine de cuivre la plus importante de toute l'Afrique du Nord.
A une dizaine de kilomètre juste après l'aéroport des mines,une piste très sommaire se dirige vers le sud. il faut abandonner la voiture en faire quelques kilomètres à pied pour se rendre au guelb Tessaout, un neck qui a été arasé et sur lequel,au XVI ,a été édifié un gros village , il n'est plus habité et seules des ruines imposante attesetnt son imprtance d'antan. Au pied du huelb, on peut voir quelques fours qui servaient à fondre le minerai de cuivre;nombreuse scories. Apres Bleida, la piste difficilement praticable pour les voitures de tourisme,se dirige vers Zagora.
300 Km: col du Tizi n Bachkoum à 1700 m : vue à gauche sur l'Anti-Atlas.
313 Km : anezal, ou débouche une piste venan d'Aoulouz.
338 Km prendre à droite pour rejoindre une dizaine de kilomètre plus loin la route Marrakech-Ouarzazate
375 Km: Ouarzazate.

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TANGER

                             
                            

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OUALIDIA